Paralympics PyeongChang2018

9. -18. mars 2018:
«Passion. Connected.»

Treize athlètes pratiquant le ski alpin, le ski de fond et le curling en fauteuil roulant, dont dix hommes et trois femmes, représenteront la Suisse aux Jeux Paralympiques de PyeongChang. L’objectif est d’obtenir trois médailles au minimum.

Website Swiss Paralympic
Website PyeongChang2018
Photo-Blog Swiss Paralympic Team

Pour la toute première fois, la SRF s'apprête à diffuser les courses de ski des Jeux paralympiques. Stefan Hofmänner les commentera en direct de PyeongChang. La SRF diffusera également les cérémonies d'ouverture et de clôture de ces joutes, cette dernière via un live streaming sur srf.ch/sport et l'application SRF Sport. Les moments forts concernant le camp suisse seront en outre compilés les jours concernés dans le magazine «Paralympics».
Au total, ce sont ainsi plus de 30 heures de direct qui vous attendent lors des Jeux paralympiques d'hiver.

Paralympics-News

Le 12 janvier, les premières compétitions marqueront le coup d’envoi des Championnats du monde de Para Snow Sport. Avec près de 750 athlètes et le personnel d’encadrement, la localité, située à 130 km au nord de la capitale norvégienne s’apprête à vivre son premier grand événement depuis les Jeux Olympiques d’hiver de 1994. Pour Swiss Paralympic, deux femmes et sept hommes prendront le départ. Les CM célèbrent en même temps trois premières : jusqu’ici les compétitions de ski alpin, de snowboard et de ski de fond n’avaient jamais été réunies au même endroit. Des primes de performances sont prévues pour les athlètes. Et pour la première fois, une équipe suisse de snowboard sera au rendez-vous.

 

Première entrée sur la grande scène

Pour Silvan Hofer, Lillehammer est l’aboutissement d’un grand rêve. « Il y a trois ans, nous avons lancé le projet d’une équipe de snowboard professionnelle », déclare l’entraîneur national du PluSport. Les CM représentent donc sa première apparition dans la cour des grands. Selon Silvan Hofer, le trio composé de la Bâloise Romy Tschopp, de la Bâloise d’adoption Ellen Walther et du Bernois Aron Fahrni, pourrait se hisser dans le top 6 à 8 du classement. Il en est particulièrement content et pas moins fier, car même si Luzia Joller et Timo Neukomm, deux membres forts de l’équipe, ont dû annuler leur participation en raison de blessures, le niveau reste malgré tout élevé.

Silvan Hofer se réjouit aussi du fait que toutes les disciplines soient représentées à Lillehammer. « En Coupe du monde, notre famille de snowboard est plutôt petite, déclare-t-il. Nous participons désormais tous ensemble sous les couleurs de la Suisse. » Cela donnera non seulement une belle image complète, « notre jeune trio qui n’a pas encore l’expérience des grands événements pourra aussi bénéficier des connaissances des autres, et nous pouvons nous motiver mutuellement. »

 

Un candidat aux médailles prometteur

C’est sous d’autres auspices que les skieurs prendront le départ. Murat Pelit (39 ans), Thomas Pfyl (34 ans), Théo Gmür (25 ans) et Robin Cuche (23 ans) sont des skieurs aguerris. Ne nous laissons pas berner par le jeune âge de Robin Cuche : le Neuchâtelois en est déjà à sa deuxième sélection pour les Championnats du Monde (argent à Tarvisio en 2017 en super combiné). Depuis sa première participation aux Championnats du monde en 2004, Thomas Pfyl a raflé quant à lui dix médailles au total pour cinq participations. Le Tessinois Murat Pelit de 39 ans a aussi eu l’occasion de se plonger dans l’ambiance des CM. Il y a trois ans, il a été huitième en monobob à Kranjska Gora.

L’entraîneur national Greg Chambaz s’attend à de bons résultats pour ce trio, « Thomas et Robin ont de réelles chances de remporter une médaille, déclare-t-il, si tout se passe bien, ils supplanteront peut-être un concurrent de l’élite mondiale. » Mais le candidat susceptible de remporter une médaille à chaque course, c’est le Valaisan Théo Gmür : « Il compte parmi les meilleurs sportifs au monde, Théo est capable de remporter un podium à chaque course. » Pascal Christen a pu bénéficier de son expérience et de celle des autres membres de l’équipe. Le Nidwaldien a rejoint l’équipe l’an dernier, « Pascal a le potentiel pour un classement dans le top 10, déclare Greg Chambaz, mais il doit tout d’abord prendre ses marques. »

 

Le fondeur solitaire

Le ski de fond suisse n’est pas en reste à Lillehammer. Il est représenté par Luca Tavasci qui se mesure aux meilleurs fondeurs au monde. « Après un début de saison timide, le Grison est de plus en plus en forme », déclare l’entraîneuse nationale Sandra Gredig. Luca Tavasci vient de participer à un bloc d’entraînement pour se préparer à Lillehammer après une pause de trois semaines. « Dans le sport d’endurance en particulier, la planification est décisive, une saison comportant deux événements majeurs en l’espace de deux mois est très difficile », déclare Sandra Gredig en évoquant les Jeux Paralympiques. L’entraîneuse ne souhaite pas donner de pronostic clair sur le classement, mais une chose est certaine : « Dans le sprint, la demi-finale est toujours l’objectif visé. »

 

Pour les neuf athlètes, Lillehammer est bien plus qu’un avant-goût des Jeux Paralympiques de Pékin. Comme le dit Thomas Pfyl, pour toutes et tous, après un an et demi d’incertitudes liées à la pandémie, les CM sont la première toute grande compétition, bien plus qu’un bilan personnel, ce sont les premières compétitions avec toute l’élite mondiale.